Angélique, 1968

Etienne Hajdu

Biographie

Etienne Hajdu est né le 12 août 1907 à Turda, Transylvanie (Roumanie).
À 16 ans, il suit les cours de l’École technique d’Arts décoratifs d’Ujpest à Budapest. Pendant ses vacances, il modèle des portraits que remarque un sculpteur norvégien de passage dans la région qui conseille à son père de l’envoyer étudier la sculpture à Paris.

Il arrive à Paris en octobre 1927. Élève de Bourdelle à la Grande Chaumière, il dessine le nu pendant six mois puis entre dans l’atelier de Niclausse à l’École des Arts décoratifs.

En 1929, il est profondément troublé par une exposition Fernand Léger. Il apprend à connaître les artistes contemporains en compagnie de Vieira da Silva et Arpad Szenes. Il admire l’oeuvre de Brancusi par-dessus tout.

Naturalisé français, c’est au retour du service militaire en 1933 qu’il commence ses premières sculptures abstraites.

De 1935 à 1937, Hajdu parcourt à bicyclette la France des églises romanes et gothiques et découvre dans les tympans romans la possibilité d’organiser le monde dans un espace déterminé. Il suit les cours de biologie de Marcel Prenant à l’Université ouvrière du XXe arrondissement de Paris : sa passion pour la biologie marquera son oeuvre.

1939, exposition à la galerie Jeanne Bucher avec Vieira da Silva et Arpad Szenes.

Après l’armistice de 1940, il travaille successivement dans une usine d’aluminium puis dans une marbrerie à Bagnères-de-Bigorre dans les Pyrénées. Il sculpte en taille directe des oiseaux et insectes géants pendant ses moments de liberté.
Il rentre à Paris en 1945 et décide de «recommencer la sculpture à zéro».

En 1946, première exposition particulière chez Jeanne Bucher qui présentera régulièrement son oeuvre.

Il réalise ses premiers reliefs en cuivre martelé en 1948.
Dès 1952, il introduit l’aluminium dans ses reliefs et exécute en 1953-54, un grand relief en cuivre rouge martelé pour le lycée de Marseilleveyre.

Le relief permet à Hajdu de rapprocher sculpture et architecture et de trouver la pertinence du volume, de son lien organique avec la surface et des surfaces entre elles.

En 1956, Hajdu a le désir de «sculpter» le papier, créant les premières estampilles, formes creusées dans le papier repoussé, jeu subtil d’une ombre claire dans le blanc de la page. En 1965, il adaptera ce procédé à la céramique pour la Manufacture nationale de Sèvres.

Les grands musées internationaux lui ont consacré de nombreuses expositions : en 1955, le MoMa de New York sélectionnant 22 artistes européens, The New Decade révèle son oeuvre aux États-Unis ; 1961, exposition itinérante en Allemagne aux musées de Hanovre, Dortmund, Manheim et Leverkusen ; à Paris, Musée national d’art moderne en 1973 et 1979 ; à Lisbonne, fondation Calouste Gulbenkian en 1974 ; exposition itinérante dans plusieurs musées français (Dijon, Caen, Calais, Dunkerque, Bordeaux, Sochaux) en 1978 et 1979 ainsi qu’en Hongrie, Roumanie et à Tunis.

Le musée Saint-Denis à Reims présente une exposition en 1983 et le musée d’art moderne de Toulouse en 1991. La dernière exposition du vivant de l’artiste a eu lieu en 1993 à la fondation de Coubertin.

Étienne Hajdu meurt le 24 mars 1996. Après sa disparition, ses amis astrophysiciens baptisent Hajdu, l’astéroïde 7316 découvert en 1973 et répertorié sous le numéro 3145 T.2 in Astéroïdes Éphéméris.

IL SUIT LES COURS DE BIOLOGIE DE MARCEL PRENANT À L’UNIVERSITÉ OUVRIÈRE DU XXE ARRONDISSEMENT DE PARIS : SA PASSION POUR LA BIOLOGIE MARQUERA SON OEUVRE.

Aluminium poli

53 x 40 x 20 cm

Autres oeuvres disponibles

ETIENNE HAJDU

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